Sortie du vendredi 17 mai à Montpellier des 3ème Rex et des 3ème Panthéon

Par STEPHANE ALLINGRY, publié le jeudi 13 juin 2024 13:47 - Mis à jour le jeudi 13 juin 2024 13:47
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Lors de la sortie pédagogique du vendredi 17 mai, deux classes de 3ème sont allées à Montpellier. Le matin pour regarder un film nommé La Mère de tous les mensonges réalisé par Asmae El Moudir. L’après midi afin de rencontrer Hala Mohammad, la célèbre poétesse syrienne.

Le FILM :

A travers le film de cette jeune cinéaste émergent les blessures de tout un peuple, des blessures oubliées qu’a vécu la famille de la cinéaste mais qui sont révélées ici afin de ne pas oublier l’Histoire du Maroc. Le film parle d’un évènement tragique survenu dans ce pays en 1981. Les citoyens se révoltent en dénonçant les travers de la semi monarchie du Maroc, en se rebellant et en manifestant contre le roi Hassan II.

Grâce à une maquette du quartier de son enfance et à des figurines de chacun de ses proches, elle rejoue sa propre histoire, essayant ainsi de garder une mémoire et de mieux comprendre le vécu de chacun.

 

Les thèmes du programme de français de 3ème abordés dans le film sont « Agir dans la cité : individu et pouvoir » et « dénoncer les travers de la société ». Il y a aussi comme thème « Se raconter, se représenter » car Asmae El Moudir, la réalisatrice de ce film se raconte et se représente.

La RENCONTRE :La rencontre avec Hala Mohammad a été un moment riche. Ce fut un véritable échange et une connexion entre les élèves et elle s’est véritablement créée. Elle s’est d’abord présentée, nous avons appris que son pays d’origine est la Syrie, elle a dû quitter ce pays. Mais ce pays est toujours attaché à elle et elle à ce pays, par ces poèmes elle fait revivre les endroits de son enfance en réveillant plusieurs de nos sens : la vue, le toucher, l’odorat...ces mots touchent notre cœur. Même si nous sommes loin de ce pays et que nous rencontrons cette femme poétesse pour la première fois nous comprenons, à travers ses mots, l’amour pour sa vie là-bas. Au-delà de la Syrie, elle dit même, qu’elle se met à la place de tous les exilés, que ces mots sont universels.

La poésie a toujours fait partie de sa vie, son père était un grand amateur de poèmes, c’était un professeur. Sa maman était illettrée mais elle chantait. Hala a une grande famille. Elle a toujours écrit en arabe parce qu’elle est amoureuse de sa langue maternelle. La poésie lui vient naturellement dans cette langue.

Hala Mohammad parle de son vécu à travers ses poèmes mais, à la fois, elle s’intéresse aux autres et voit les autres.